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	<title>Articles &#8211; Réorienter une nation</title>
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	<description>Comment le corps de Christ peut promouvoir efficacement le changement au Canada</description>
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	<title>Articles &#8211; Réorienter une nation</title>
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	<item>
		<title>Le Canada est-il une nation chrétienne? – Partie deux</title>
		<link>https://fr.toshiftanation.ca/le-canada-est-il-une-nation-chretienne-partie-deux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Craig Docksteader]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Aug 2024 23:01:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Is Canada a Christian nation?]]></category>
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					<description><![CDATA[La croyance que le Canada est une nation chrétienne repose généralement sur deux arguments. Le premier est que la population fondatrice du Canada était majoritairement chrétienne — précisément à 97 %. Cet argument suggère que puisque ces croyances et valeurs se reflètent dans nos documents fondateurs, cela se traduit par une obligation légale ou constitutionnelle [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La croyance que le Canada est une nation chrétienne repose généralement sur deux arguments. Le premier est que la population fondatrice du Canada était majoritairement chrétienne — précisément à 97 %. Cet argument suggère que puisque ces croyances et valeurs se reflètent dans nos documents fondateurs, cela se traduit par une obligation légale ou constitutionnelle sur laquelle les chrétiens peuvent s’appuyer pour obliger le Canada à continuer de refléter des valeurs chrétiennes. Mais, comme nous l’avons souligné dans <a href="https://fr.toshiftanation.ca/blog/2024/08/29/le-canada-est-il-une-nation-chretienne-partie-un/">la première partie de cette série</a>, cette conclusion est erronée.</p>
<p>Le second argument est un peu différent. Il ne prétend pas que nous sommes légalement ou constitutionnellement un pays chrétien, mais plutôt que, puisque la majorité des Canadiens sont chrétiens, nous avons le pouvoir d’orienter les lois et la direction du pays par les processus politiques et démocratiques.</p>
<p>À titre d’exemple, le recensement national de 2021 montrait que 53 % des Canadiens s’identifiaient comme chrétiens. On soutient alors que tout ce qu’il faut pour réorienter la nation, c’est mobiliser les chrétiens, et que nous gagnerons alors tous les débats de politiques publiques et écraserons la minorité aux urnes. « L’Église est un géant endormi », disent-ils. « Nous devons juste nous réveiller, nous impliquer et reprendre notre pays. »</p>
<p>Dans mon livre, *Réorienter une nation*, je soutiens que même si cela était vrai et que les chrétiens constituaient la majorité démographique au Canada, utiliser cette majorité pour imposer le christianisme aux autres serait la mauvaise approche.</p>
<blockquote><p>« <em>Les chrétiens qui veulent changer le pays en imposant des changements au reste de la population ne comprennent pas que ce qu’ils proposent n’est ni souhaitable ni possible. C’est une démarche erronée et dangereuse pour la stabilité de la société civile et pour la santé de l’Église. Cela ne produira pas les fruits que nous souhaitons voir.</em></p>
<p>«<em> Le changement peut être encouragé au niveau politique et dans les politiques publiques. Mais nous devons comprendre que ce type de changement doit toujours être précédé par un changement à la base, au niveau des communautés. Ce n’est qu’alors que le changement sera constructif et durable. Le changement organique et progressif est la clé pour réorienter la nation. </em>»</p></blockquote>
<p>Mais le fait que l’imposition du changement à la nation soit une mauvaise approche n’est qu’une des raisons pour lesquelles je ne suis pas d’accord avec cet argument. L’autre raison, c’est que contrairement à ce que disait le recensement de 2021, la majorité des Canadiens ne sont pas chrétiens.</p>
<p>Le recensement de 2021 indiquait que 53 % des Canadiens s’identifiaient comme appartenant à la foi chrétienne. En 2011, ce chiffre était de 67 %, et dix ans avant, il atteignait 77 %. Il est clair que, quelle que soit la façon de le mesurer, ce pourcentage est en chute libre.</p>
<p>Cependant, pour mieux comprendre ce que représentent réellement ces 53 %, il faut considérer les résultats d’un <a href="https://www.cardus.ca/research/faith-communities/reports/still-christian/">2024 Cardus étude intitulée, “Still Christian (?)”</a>.</p>
<p>Cardus, en collaboration avec l’Institut Angus Reid, a mené un sondage en février 2024 pour savoir ce que croient les Canadiens s’identifiant comme évangéliques, catholiques et protestants traditionnels — en gros, tous ceux qui entrent dans la catégorie « chrétien ». Le sondage a révélé que seulement 36 % de ceux qui s’identifiaient comme chrétiens étaient soit fidèles en privé, soit engagés religieusement. Le reste se disait « spirituellement incertain » ou « non religieux ».</p>
<p>Cela suggère que, sur les 53 % de chrétiens identifiés par le recensement, seulement 19 % sont des chrétiens actifs, que ce soit en privé ou en public. Et si l’on considère uniquement ceux qui se définissent comme « religieusement engagés », le nombre total de chrétiens descend à 9 %.</p>
<p>Mais la situation est encore plus préoccupante. Parmi ces 9 %, un quart a déclaré être d’accord avec l’affirmation suivante : « <em>Toutes les religions, y compris le christianisme, le judaïsme et l’islam, sont également vraies</em> », et seulement deux tiers ont reconnu que Jésus est Dieu. Cela signifie que, peu importe la case cochée par les Canadiens sur le formulaire du recensement, seulement environ 6 % sont véritablement chrétiens bibliques dans leurs croyances.</p>
<p>Ces chiffres nous révèlent la véritable réalité. Comme je l’écris dans mon livre :</p>
<p style="padding-left: 40px;">«<em> Le Canada a changé. Nous ne pouvons plus nous considérer comme une nation chrétienne. En vérité, nous ne l’avons jamais été, mais cela pouvait en avoir l’apparence parce que le christianisme bénéficiait d’un statut privilégié au Canada. Aujourd’hui, nous ne sommes plus qu’une voix minoritaire parmi d’autres. Nous n’avons plus la voix ni l’influence que nous avions autrefois.</em> »</p>
<p>Il existe un récit populaire dans les milieux chrétiens selon lequel nous aurions le pouvoir d’imposer un changement politique ou sociétal simplement grâce à notre nombre, alors qu’en réalité, nous ne sommes pas aussi nombreux. Et comme je l’ai déjà dit, même si c’était le cas, ce serait la mauvaise approche.</p>
<p>Il est temps que l’Église au Canada reconnaisse que nous vivons dans une société postchrétienne. Nous pouvons avoir des Écritures sur les bâtiments du Parlement et Dieu mentionné dans notre Constitution, mais cela ne fait pas de nous une nation chrétienne ni ne nous donne ce qu’il faut pour réorienter la nation.</p>
<blockquote><p>«<em> L’idée que les chrétiens doivent contraindre la société à se conformer à nos normes et obligations morales va à l’encontre du cœur même de l’Évangile. Et si nous apportons cette attitude dans l’espace public, nous faisons plus de mal que de bien.</em></p>
<p>«<em> Dieu tient profondément à la liberté de choix. Sa stratégie principale pour le changement est celle qui se fait de bas en haut et du cœur vers l’extérieur. Bien qu’il puisse imposer la justice à une nation en un clin d’œil, il ne le fait pas. Il cherche à toucher les cœurs des hommes et des femmes. » Notre engagement dans la sphère publique devrait refléter cette priorité. </em>»</p></blockquote>
<p>S’engager dans la sphère publique est une obligation pour les chrétiens. Nous avons reçu l’opportunité d’être le sel et la lumière, et de rendre notre nation meilleure pour tous. Mais pour être efficaces, nous devons comprendre que notre influence vient de la base vers le sommet, et non de haut en bas.</p>
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		<title>Le Canada est-il une nation chrétienne? – Partie un</title>
		<link>https://fr.toshiftanation.ca/le-canada-est-il-une-nation-chretienne-partie-un/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Craig Docksteader]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Aug 2024 12:54:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Is Canada a Christian nation?]]></category>
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					<description><![CDATA[Récemment, j’ai reçu un courriel intéressant d’un lecteur réfléchi de *Réorienter une nation*, que j’ai trouvé digne d’être partagé. Voici ce qu’il a écrit : J’ai récemment acheté [votre] livre, et je suis en train de le lire. Merci de l’avoir gardé en dessous de 200 pages — pour ceux dont le temps est précieux. Je [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="margin-bottom: 18px;">Récemment, j’ai reçu un courriel intéressant d’un lecteur réfléchi de *Réorienter une nation*, que j’ai trouvé digne d’être partagé. Voici ce qu’il a écrit :</h3>
<blockquote style="margin: 0 0 18px 20px; padding-left: 15px; border-left: 5px solid #ccc;"><p>J’ai récemment acheté [votre] livre, et je suis en train de le lire. Merci de l’avoir gardé en dessous de 200 pages — pour ceux dont le temps est précieux.</p>
<p>Je me dois cependant de contester une affirmation à la page xii de l’introduction : « La vérité, c’est que nous n’avons jamais été une nation chrétienne… »</p>
<p>C’est un mensonge du diable. Nos documents fondateurs le démontrent clairement : la Magna Carta, le serment de couronnement, et la Déclaration des droits.</p>
<p>Selon le dernier signataire vivant de la Charte canadienne des droits et libertés, l’ancien premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Brian Peckford, le FAIT que le Canada ait été établi en tant que nation chrétienne était clair pour tous les signataires de ce document.</p>
<p>Le fait que nous soyons, tout comme les États-Unis, fondés et établis en tant que nations chrétiennes ne signifie pas que chaque citoyen DOIT être chrétien, mais bien que nos droits, libertés et responsabilités fondamentales sont enracinés dans les principes bibliques. Les lois de Dieu sont justes et équitables, et enlever cet héritage à nos enfants a toujours été le désir des païens athées, adorateurs d’eux-mêmes, et des communistes.</p>
<p>Nous devons cesser de croire aux mensonges que nous vend le socialisme fabien à travers nos centres d’endoctrinement public (c’est-à-dire les écoles publiques), et corriger cette désinformation si nous espérons un jour vivre à nouveau dans une société juste et raisonnable.</p>
<p>– Un lecteur (nom non divulgué pour protéger sa vie privée)</p></blockquote>
<p>La compréhension et la perspective de ce lecteur sont compréhensibles — et loin d’être rares. J’ai entendu cet argument, et d’autres semblables, à de nombreuses reprises, et il contient une part de vérité. Cependant, il repose aussi sur une erreur importante, car il ne fait pas la distinction entre l’histoire et la légalité.</p>
<p>Sur le plan historique, il est vrai que le Canada a été une nation « chrétienne ». Un recensement de 1861 indiquait que 97 % des Canadiens se considéraient comme chrétiens. Il est également vrai que cette foi chrétienne largement répandue se reflétait dans certains de nos documents fondateurs.</p>
<p>Mais voici le problème : trop de chrétiens croient que ce fait historique leur confère une sorte de *droit* de dire que le pays a une obligation légale ou constitutionnelle de revenir à ces racines. C’est tout simplement faux — et cela encourage une approche militante visant à « reprendre » ce que certains chrétiens croient à tort leur avoir été enlevé.</p>
<p>Alors, quelle est la bonne réponse à la question : *Le Canada est-il une nation chrétienne ?* Voici ce que j’ai répondu au lecteur qui m’a écrit :</p>
<blockquote style="margin: 0 0 18px 20px; padding-left: 15px; border-left: 5px solid #ccc;"><p>Merci d’avoir acheté le livre et d’avoir pris le temps de m’envoyer vos commentaires. Je comprends très bien le point que vous soulevez et je suis tout à fait d’accord pour dire que le Canada a été fondé sur des principes chrétiens, et que plusieurs de nos documents fondateurs en témoignent. Bon nombre des Pères de la Confédération étaient chrétiens, et l’écrasante majorité des Canadiens s’identifiaient comme tels. Il s’agit là d’un élément important de notre patrimoine, qui mérite d’être reconnu et préservé.</p>
<p>Cela dit, la distinction que je fais dans le livre est la suivante : bien que les influences chrétiennes aient été indéniablement fortes dans la fondation et les débuts du Canada, et que certains de nos documents nationaux fassent référence à la souveraineté de Dieu, cela ne signifie pas pour autant que le Canada ait été officiellement fondé comme une nation chrétienne, c’est-à-dire avec le christianisme comme religion d’État.</p>
<p>Cette distinction peut sembler subtile, mais elle est essentielle. L’influence qu’a eue le christianisme lors de la fondation du Canada ne résulte pas d’une imposition de la foi chrétienne aux citoyens, mais plutôt d’une large adhésion populaire au christianisme et à la reconnaissance de la souveraineté de Dieu, tant chez les citoyens que chez les dirigeants. En d’autres mots, c’est parce que la majorité croyait en Dieu et s’identifiait comme chrétienne que la constitution, les lois, le système judiciaire et les normes sociales reflétaient cette réalité. Ce n’est pas l’inverse.</p>
<p>C’est là le cœur même du message de mon livre, *Réorienter une nation*. Le Canada ne démontrait pas des valeurs chrétiennes parce que ses lois et ses dirigeants les imposaient, mais plutôt parce que les lois reflétaient des valeurs déjà présentes dans la société. Aujourd’hui, ces valeurs ne sont plus partagées par la majorité des Canadiens, et en conséquence, nos lois et normes sociales changent pour s’aligner sur les nouvelles croyances des gens.</p>
<p>Il est donc erroné de croire, comme certains chrétiens le font, que le fait que des valeurs chrétiennes aient été présentes dans les documents fondateurs et les paroles des premiers dirigeants crée aujourd’hui une obligation juridique ou constitutionnelle pour le pays de revenir à ces valeurs. Ce n’est pas le cas. Ces documents reflétaient simplement les croyances de leur époque, et notre responsabilité aujourd’hui est de ramener la nation vers ces croyances. Ce n’est qu’en y parvenant que nos lois et nos normes sociales recommenceront à refléter les valeurs chrétiennes.</p>
<p>En réalité, même s’il existait une quelconque obligation légale ou constitutionnelle pour la société canadienne de maintenir des lois fondées sur les valeurs chrétiennes, cela ne suffirait pas à sauver notre nation. Même dans ce scénario, les lois pourraient être modifiées, et la constitution, amendée. Il n’existe ni « levier » ni « marteau » que les chrétiens pourraient utiliser pour forcer la nation à revenir à son héritage chrétien. Ce retour ne pourra se produire que lorsque les individus, de leur plein gré, se tourneront à nouveau vers Dieu. C’est par un changement organique et progressif que notre nation pourra être réorientée, et non par un changement radical et imposé d’en haut.</p>
<p>Je crois que ce besoin de transformation par la base n’est pas seulement une réalité pour le Canada, mais qu’il s’agit aussi du modèle biblique pour les changements sociétaux. J’aborde cette question plus en détail dans mon livre, et je serais heureux de poursuivre la discussion avec vous si vous avez d’autres questions ou préoccupations après l’avoir terminé.</p></blockquote>
<p style="margin-bottom: 18px;">Bravo au lecteur d’avoir pris l’initiative de s’exprimer et de faire part de ses préoccupations. C’est exactement le genre de dialogue ouvert et honnête que les chrétiens doivent avoir au sujet de l’état de notre nation et du rôle que nous avons à jouer pour la réorienter.</p>
<hr />
<p>Si vous avez des commentaires ou des questions concernant le livre, n’hésitez pas à m’écrire à l’adresse suivante : <em><a style="color: blue; text-decoration: underline;" href="mailto:contact@fr.toshiftanation.ca">contact@fr.toshiftanation.ca</a> </em>ou à utiliser le formulaire de contact sur le site Web <a href="http://www.fr.toshiftanation.ca/">www.fr.toshiftanation.ca</a>.<br />
Je me ferai un plaisir de vous répondre.</p>
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